JACQUES CARAËS : LE TEMPS EST VENU POUR LA CLASS40 DE BRILLER - JE SUIS IMPATIENT D’EN FAIRE PARTIE


Jacques Caraës sera le directeur de course de la première édition de The Race Around, aux côtés de Claire Renou. Le célèbre directeur de course explique ce qui l’a amené vers cet événement.


En début d’année, lorsque Yannick Bestaven franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe après 80 jours de course, Jacques Caraës, directeur de course chevronné de l'événement, ne savait pas quelle serait sa prochaine mission. Cependant, lorsque le Finlandais Ari Huusela est arrivé sur son Stark aux Sables-d'Olonne en février, seulement 36 jours après le vainqueur, il savait déjà quel pourrait être son nouveau défi.


En effet, à ce moment-là, il avait été approché par le cofondateur et directeur général de The Race Around, Sam Holliday, dont le but était de lier la conceptualisation de la course la plus passionnante de l'histoire de la Class40 avec la nomination d'un directeur de course réputé.


Après quelques discussions, il est apparu que les deux hommes partageaient la même vision. Il ne s’agissait ni d’un vœu de scénario idéal pour The Race Around, ni d’une offre de plus pour l'un des noms les plus prestigieux de la voile.


"Après un grand événement, on a généralement besoin d'un peu de temps pour réfléchir à son prochain projet et je pensais que l'après-Vendée Globe ne ferait pas exception", explique Jacques Caraës. "Mais j'ai tout de suite su que c'était un projet dans lequel je voulais me lancer.”


"J'ai été contacté par Sam [Holliday] et j'ai tout de suite trouvé son énergie et son enthousiasme pour The Race Around remarquables. J'ai vraiment été convaincu par les idées qu’il avait pour cette course. La vision de The Race Around, en tant qu’organisation, m'a beaucoup impressionné et j'y ai tout de suite adhéré.


"Lorsqu'il m'en a parlé pour la première fois, nous étions d’accord sur le fait que la Class40 avait besoin de cette course. C’est une classe qui a mûri au cours des dernières années et qui est désormais prête pour son premier grand événement autour du monde.”


"J'ai été ravi que l'on me propose d'être directeur de course. Ce sera pour moi une nouvelle expérience, avec de nouveaux bateaux et de nouveaux marins dans une classe très compétitive. Je suis très heureux de travailler avec cette équipe et j'ai hâte de voir tout ce qui va se passer."





Après avoir passé sa vie à naviguer au large, accumulant des centaines de milliers de milles à son compteur, Jacques Caraës s’apprête à relever ce défi avec une intrigue, comme il a rarement connu. En effet, il n'a encore jamais supervisé une course de Class40, et encore moins une course nouvelle pour la catégorie, de six mois, de 29 000 milles, avec des escales sur quatre continents. Cependant, cette opportunité unique, qui restera gravée dans ses expériences, était trop belle pour être refusée.


"Je suis un grand fan de la Class40", a-t-il ajouté. "Outre les incroyables caractéristiques de conception qui ont permis aux 40 pieds les plus rapides d'atteindre des vitesses supérieures à celles des IMOCA plus anciens, il n'est pas nécessaire d'avoir autant de budget pour courir. Ce sont des projets plus accessibles et donc extrêmement compétitifs sur les courses. Il suffit de regarder la Transat Jacques Vabre arrivée la semaine dernière : les 20 premiers bateaux ont tous terminé avec moins de 24 heures d'intervalle. C'est incroyable.


“Cette classe forme une nouvelle génération de marins d’un excellent niveau. De plus, je ne doute absolument pas de la résistance des Class40 pour terminer cette course. Les meilleures équipes et les meilleurs skippers voudront y participer.”


"Quelle que soit la façon dont nous voyons les choses, c'est le moment idéal pour que cette catégorie se lance dans une course autour du monde - elle en a bien besoin."


Bien que son expérience dans la catégorie soit minime, Jacques Caraës sait que ses années passées sur l’eau et à terre pourront orienter cette course inaugurale vers un grand succès.


"C'est un tout nouveau départ en ce qui nous concerne. Nous allons apprendre tous les petits détails en cours de route. Nous utiliserons toute notre expertise combinée pour faire de cette course la meilleure possible.


"La grande différence pour toutes les personnes impliquées est évidemment les escales. Cela me rappelle la dernière course de la Whitbread, il y a longtemps. Ces escales sont essentielles, surtout pour la première édition de cette course, car cela permettra à un maximum de concurrents de finir. Puis, nous nous arrêterons dans de superbes endroits, donc c’est parfait !”


“Certes, c'est un nouveau défi, mais j'étais un