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  • Emmanuel Versace

Simon Koster : les foilers ont levé le pied


La période est propice au chantier pour la flotte des Class40. Et Banque du Léman, vainqueur de la Normandy Channel Race ne fait pas défaut. Simon Koster, co-skipper de Valentin Gautier, en profite pour mettre leur n°159 à la jauge et de faire quelques réparations à la Trinité-sur-mer, fort loin de sa Suisse natale.

Entre deux strates, Simon nous a accordé quelques minutes pour débriefer pour The Race Around les derniers jours du Vendée Globe, qui a entamé son deuxième mois de course dans les mers du Sud.


Les foilers en mode ménagement

J’ai l’impression que depuis les abandons d’Initiatives Coeur (Sam Davies), PRB (Kevin Escoffier) Arkea-Paprec (Seb Simon), Hugo Boss (Alex Thomson) et l’avarie sur le foil de Thomas Ruyant (LinkedOUT) que ça appuie moins fort du côté des foilers. Les vitesses ne sont plus aussi hautes. Mis à part Armel Tripon (L’Occitane en Provence) et Isabelle Joschke (MACSF), qui vont plus vite que les autres, les autres ont bien levé le pied.

L’ensemble des autres foilers sont passés en mode « on ménage les bateaux et on essaie de passer de l’autre côté du Cap Horn avec un bateau entier, et on verra après ». Du coup, les bateaux à dérives droites sont bien dans le match, que ce soit Damien Seguin (APICIL), Benjamin Dutreux (OMIA-Water Family) ou Jean Le Cam (Yes We Cam ! »).

Les satisfactions Joschke et Tripon

Dans cette partie de la course, je suis plutôt content qu’Isabelle Joschke ait pu rattraper le wagon (elle est 9e ce jeudi 11 décembre, ndla). C’est top parce qu’elle était loin dans l’Atlantique et là elle est dans le groupe des chasseurs. Thomas Ruyant n’a pas trop l’air de souffrir de son foil coupé. Il se rapproche de Charlie Dalin (Apivia) (il est à +134 nm ce vendredi 12 décembre).

C’est plutôt cool de voir Armel Tripon aussi bien marcher avec un bateau dessiné par Samuel Manuard comme Banque du Léman. Il est clairement le plus rapide ces derniers jours. Ça a l’air de bien fonctionner même s’il a eu des problèmes techniques au début. Vu le temps de préparation qu’il a eu, la capacité du bateau et du bonhomme, il mérite d’être devant mais il y arrive petit à petit.

Le mauvais wagon pour Roura et Le Diraison

Derrière c’est un peu compliqué pour le groupe d’Alan Roura (La Fabrique) et Stéphane Le Diraison (Time for Oceans). Ils ont pris cher que ce soit en météo, au classement et par rapport au paquet de devant. Ils n’ont pas été assez rapides pour attraper le système qu’a pris Armel et ils sont bloqués maintenant. Pour Alan, c’est dû au fait qu’il a dû faire sa réparation de quille au mauvais moment et il s’est payé la haute pression et du coup, il est tombé dans la molle.

Je suis aussi Clarisse Crémer (Banque Populaire). Elle a réussi juste à s’échapper dans le groupe avec Romain Attanasio. Elle n’attaque pas aussi fort qu’elle pourrait et est plutôt conservatrice. Elle se ménage pour être sûre de ne pas se cramer ou prendre de risque.

Des configurations de voile difficiles à trouver


Les images du Sud sont impressionnantes avec ces gros grains, cette atmosphère grise. Les phénomènes qu’ils traversent sont aussi impressionnants. Quand on voit Alan dans 40 nœuds dans un sens et juste après 40 nœuds à 180° dans l’autre sens. J’ose même pas imaginer l’état de la mer… Ils se plaignent tout le temps du fait qu’ils ont du mal à trouver la bonne configuration de voile pour être rapide sans prendre de risque vu qu’ils passent entre 15-20 à 30-40 nœuds rapidement. Ça l’air d’être un peu le bordel…


Image 1 - Photo Credit: Anne Beaugé / Roesti Sailing Team

Image 2 - Photo Credit: Pierre Bouras / L’Occitane en Provence

Image 3 - Photo Credit: Apivia Voile

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